Sans titre, 2018

Sans titre, 2018

En 2018 le CAIRN centre d’art a présenté l’exposition Mystik Esthetik Kommando de Georges Autard. Une sélection d’œuvres de l’artiste témoignait de ses nombreux voyages au Ladakh et au Tibet, immergé dans l’univers bouddhique des temples et des montagnes sacrées.

À la suite de l’exposition, l’artiste a voulu intégrer dans le parc ces colonnes en tissu flottant au ras du sol. À l’image des moulins à prières, elles tournent grâce au vent et vivent au contact des arbres et du ciel.

Les écritures, affirmées par un geste de peinture résolu et essentiel, évoquent des chansons et des slogans des années 60 et 70 : la contre-culture occidentale rencontre la philosophie bouddhiste.

Georges Autard

Né à Cannes en 1951, ancien professeur de mathématiques, aujourd’hui enseignant aux Beaux-arts de Marseille, Georges Autard, conserve une démarche à la fois mathématique et métaphysique. Dans son œuvre, il est question de peinture, mais aussi du temps, de la mort, de l’inaccomplissement, traduits sous les aspects les plus divers, de sources aussi triviales que cultivées. Sa vitalité est rageuse, excessive et acharnée. Dans son œuvre, le bien peint succède au mal peint, l’abstrait au figuratif, et le narratif au dépouillement. Multiplicité et contraste sont les maîtres mots d’un artiste au tempérament nomade.

Imaginaire géologique, 1997 (Salle d’exposition de la Maison des Remparts)

Lorsque Georges Autard fut sollicité par le Musée Promenade pour concevoir une exposition où se mêleraient des objets paléontologiques et ses propres oeuvres, il accepta tout de suite.

L’émergence des formes matricielles telle que la spirale, de signes sur l’espace de la toile, renvoie moins à des analogies thématiques qu’à des impératifs purement plastiques déployant un alphabet pictural touchant à la primitivité de l’homme et entraînant le regard, vers des convergences essentielles.

Cette analogie de vision confère à ses toiles une puissance élémentaire et les rendent porteuses au coeur de la modernité, d’un espace immémorial.

Triangle, 2001

Cette installation se trouve juste à l'entrée de la Maison des remparts, au dessus du bassin XVIIIeme siècle.
«Mon travail est un jeu entre l’échelle et la distance. Entre le palpable et l’impalpable. Faire voir la densité de l’air. Donner du poids à ce qui par convention n’a pas de poids. Par des moyens légers mais d’une matérialité absolue. Je fabrique des instruments pour mesurer les échelles et les distances imaginaires en espérant qu’une fois je verrai le dos de l’horizon».

curt asker à digne

Curt Asker

Curt Asker est un artiste suédois né à Stockholm en 1930. Il étudie la peinture à l'Académie des Beaux Arts de Stockholm et est depuis 1981 : membre de l'Académie Royale des Arts de Suède. Curt Asker est avant tout un dessinateur, un observateur. Lors de ses balades dans la campagne (il partage sa vie entre un village suédois de pêcheurs et les collines provençales du Luberon), il ne cesse de dessiner. A la fin des années 50, il a saisi des formes fugitives au travers des vitres d'une voiture. Il s'en est inspiré pour ses sculptures suspendues. Elles sont aériennes, immatérielles, suspendues dans le vide, défiant la pesanteur. Cette perte de réalité s'accompagne d'une perte des proportions en raison de la distance et de l'altitude où ils flottent.

Parterre III, 2000

Parterre III est composé de plusieurs conteneurs reprenant la forme d’une arabesque placés dans ce bassin naturel du Musée Promenade. La forme métallique fait évidemment référence au dessin des jardins formels comme celui de Versailles, mais suggère ici la forme de l'ammonite que l'on retrouve en abondance sur le territoire du Géoparc.
Ces formes sont remplies de terre et plantées d’espèces aquatiques. Entre avril et septembre, la croissante des plantes va déborder et cacher le dessin original du parterre. De cette façon, la végétation reprend ses droits dans la forêt, en oblitérant toutes traces de travail humain. L'emplacement de cette installation souligne le contraste entre la régularité d'un parterre et le chaos d'une forêt.

Catherine Marcogliese

Née au Canada, en 1957, Catherine Marcogliese étudie l’histoire de l’Art à l’Université Concordia (Montréal). Elle vit et travaille en France depuis 1988. Si la photographie est toujours présente dans le travail de Catherine Marcogliese, elle n’est pas le médium unique. Elle installe ses œuvres tout en utilisant les ressources du milieu : ici les plantes et l’eau. Avec cette installation en extérieur, Catherine Marcogliese poursuit une réflexion sur les difficultés que l’homme rencontre lorsqu’il veut ordonner la nature comme, par exemple, créer un « parterre », tentative inutile de laisser les traces d’une présence qui sera effacée par la reprise de possession du site par la nature. l'esprit, le regard et le corps en mouvement".

Point de réflexion, 2011

Point de réflexion est un point stable dans le paysage, un belvédère qui peut être régulièrement déplacé, pour porter notre regard en d’autres lieux. Point de réflexion invite les visiteurs à se poser dans le paysage, se retrancher pour s’ouvrir aux perceptions de l’extérieur. C’est une sculpture d’espace qui permet des situations d’échange entre un intérieur (cérébral) et un extérieur (sensoriel). Notre regard prend ainsi de l’autonomie par rapport à son fond de référence, il va se tourner vers d’autres cohérences, de nouvelles associations d’idées issues de nouvelles observations. Se poser une question dans un paysage et trouver la réponse dans un autre.

Fabien Lerat

Fabien Lerat est né à Paris, en 1960. Il est diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, ville où il vit et travaille. Il enseigne actuellement à l’Université de Picardie Jules Vernes à Amiens. Fabien Lerat est actif sur la scène artistique parisienne depuis de nombreuses années. Depuis les années 1990, il a mis l’accent sur un art conceptuel, avec des œuvres qui comprennent diverses interactions avec le public participant : des expériences, parfois architecturales, parfois performatives ou sculpturales, ou les trois mises en relation. Les explorations que ses propositions mènent dans l’espace ont la capacité de motiver les visiteurs pour des actions.

L’eau coule, les pierres demeurent immobiles au fil de l’eau, 1999

Cette installation, dont le titre puise sa source dans un proverbe romain, se glisse dans le paysage avec beaucoup de finesse. Les pierres ne sont donc pas posées n’importe où dans l’attente d’un prochain départ mais ont pris racine au gré des saisons profitant largement de la présence aquatique, aérienne et souterraine le long du sentier de l’eau.
Par une présence délicate, son oeuvre renvoie aux lieux, pour nous en proposer une nouvelle lecture, modifiant subtilement notre regard. C’est un voyage poétique que nous offre cette artiste où les quatre éléments entrent en relation.

Agathe Larpent

Agathe Larpent, née en 1946 à Paris, fut formée à l’école des Arts appliqués et des Métiers d’art entre 1967 et 1970. Elle s’est installée à Thoard dans les Alpes-de-Haute-Provence où elle y vit encore aujourd'hui. Figure emblématique de la Céramique contemporaine Française, Agathe Larpent n’est pas de ces artistes pour qui la technique ou le processus de création prévalent sur le reste, elle habite l’espace d’une expression céramique singulière où la terre est métamorphosée, les matières et les couleurs mêlées dans le seul but d’interpeller le sensible.

Water cairns, 1998

Artiste de renommée internationale faisant partie du mouvement Land Art, Andy Goldsworthy a réalisé des œuvres sur tout le territoire de l’UNESCO Géoparc de Haute-Provence.

Il réalise en 1998 pour le Musée Promenade, 5 "cairns d’eau" qui accompagnent le visiteur le long d'un sentier d’accès (sentier des cairns).
L’eau qui circule à l’intérieur des cairns creux est audible et invisible comme l’eau sur le Musée Promenade : elle est présente partout même quand on ne la voit pas.
Chaque cairn est une chambre d'écho amplifiant le son d'un ruisseau souterrain les reliant.
Le premier cairn, par son silence, annonce le mystère qui se trouve révélé par l'ultime cairn.

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Andy Goldsworthy

Andy Goldsworthy est né en 1956 dans le Cheshire (UK). Adolescent, il effectue des travaux dans des fermes où il prend conscience de la beauté de la nature façonnée par l’homme mais aussi de sa dureté et de la tâche répétitive imposée aux paysans. Cette expérience influencera son développement artistique au même titre que sa formation aux Beaux-Arts qu’il intègre en 1974 (Bradford Art College). Depuis 1986, il réside dans le village de Penpont (Ecosse) où il a installé son atelier dans un ancien grenier en pierre. Artiste de renommée internationale, Goldsworthy travaille dans de multiples pays et paysages.

2015

Lors de la 38e Conférence générale de l’UNESCO, les 195 États membres ratifient la création d’un nouveau programme : le Programme international des géosciences dont font partie les Géoparcs. Le concept de Géoparc, qui a toujours été soutenu par l’UNESCO, est dorénavant un programme à part entière de celui-ci.

2004

Le réseau mondial des Géoparcs se met en place et, très rapidement, a lieu la première Conférence internationale des Géoparcs en juin à Pékin.

2000

Le Géoparc de Haute-Provence est le premier Géoparc créé dans le monde avec celui de Lesvos (Grèce), du Vulkaneifel (Allemagne) et du Maestrazgo (Espagne). Le réseau européen des Géoparcs est lancé cette même année.

UNESCO GEOPARC de Haute-Provence

Adresse

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Musée Promenade
Parc Saint-Benoît BP 30 156
04990 DIGNE-LES-BAINS
France

Téléphone

+33(0)4 92 36 70 70

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